Jeudi 14 janvier 2010
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= un impôt versé par les entreprises à un organisme collecteur de leur choix, permettant le
financement des dépenses liées au développement de l’enseignement technologique, professionnel et de l’apprentissage.
Elle est due par les entreprises remplissant les deux conditions suivantes :
Avoir au moins un salarié
Être soumise à l’impôt société ou à l’impôt sur le revenu au titre des bénéfices industriels et
commerciaux.
Sont concernés :
Les personnes physiques, sociétés de personnes et groupements d’intérêts économiques exerçant une activité
revêtant du point de vue fiscal, un caractère industriel, commercial ou artisanal.
- sociétés, associations et organismes redevables de l’impôt sur les sociétés.
- coopératives agricoles (production, transformation, conservation et vente).
- centres de gestion agréés.
- caisses de crédit agricole.
- entreprises nationalisées.
Sont exonérées :
entreprises qui ont une masse salariale inférieure à 6 fois le SMIC annuel (95 113€) et qui ont employé au moins un apprenti présent au 31 décembre 2008.
Ces entreprises n’ont pas de déclaration à souscrire.
Taux = 0,50 % de la masse salariale (sauf pour les départements d’Alsace Moselle : 0,26
%).
La base de calcul appelée assiette, est la même que celle des cotisations de sécurité sociale du régime
général (D.A.D.S.).
Le taux de la taxe d'apprentissage due par les entreprises de 250 salariés
et plus, passe de 0,5 % à 0,6 % (de 0,26 % à 0,312 % pour l'Alsace Moselle), quand le nombre moyen annuel de jeunes de moins de 26 ans en contrat de professionnalisation et/ou en contrat
d'apprentissage dans l'entreprise est < à 3 % (pour la taxe versée avant le 1er mars 2009), de l'effectif annuel moyen.
Contribution au Développementde l’Apprentissage :
Elle est reversée aux Fonds Régionaux de l’Apprentissage et de la Formation Professionnelle.
= à 0,18 % sur la masse salariale 2008 et doit être versée à un organisme collecte de taxe d’apprentissage avant le 1er mars. Elle est assise sur les rémunérations retenues pour l’assiette de
taxe d’apprentissage.
Fond National de Développement et de Modernisation de l’Apprentissage :
Il a mission d’assurer la péréquation inter régionale entre les CFA et le financement des contrats
d’objectifs et de moyens avec les régions visant au développement de l’apprentissage.
Il est reversé par les organismes collecteurs au Trésor Public.
Alimenté par :
10 % de la taxe brute au titre de la péréquation entre les régions.
12 % de la taxe brute au titre des COM (Contrats Objectifs Moyens).
Répartition Taxe Apprentissage : masse salariale x 0,50 % = taxe brute
Le QUOTA à affecter = 30 % de la taxe d’apprentissage.
Le FNDMA = 22 % de la taxe d’apprentissage.
Le BARÈME = 48 % de la taxe d’apprentissage.
Le QUOTA est destiné à financer les centres de formation d’apprentis, les
écoles d’entreprises et les centres de formation professionnelle.
Cette fraction représente 30 % de la taxe d’apprentissage brute.
Répartition :
Les entreprises qui ont accueilli un apprenti présent au 31 décembre 2008 doivent verser obligatoirement au CFA chargé de la formation du jeune un montant au moins égal au coût conventionné de
la formation, dans la limite de la part QUOTA (Article L6241-4 du Code du Travail).
Les entreprises qui n’ont pas accueilli d’apprentis en 2008 sont libres d’affecter cette fraction de 30 % au (x) CFA de leur choix.
Le BARÈME représente 48 % de la taxe brute, sert à financer les Écoles.
Décomposition en trois niveaux de formation :
A - (niveaux V et IV = CAP – BEP, BAC PRO…) : 40 %
B - (niveaux III et II + BAC + 2 à BAC + 4 : DEUS, BTS, Licence Pro,…) : 40 %
C - (niveau I = BAC + 5 à BAC + 8 : école de commerce, d’ingénieurs, DESS, master…) : 20 %
Déduction éventuelle :
Les frais de stage en milieu professionnel organisés en vue de la préparation d’un diplôme de l’enseignement technologique. L’exonération de cette dépense est subordonnée à l’établissement
préalable d’une convention entre l’entreprise et l’établissement d’enseignement.
L’exonération est le résultat du nombre de jours de présence effective du stagiaire par le forfait journalier.
Ces forfaits journaliers sont revus chaque année.
La déduction pour frais de stage est plafonnée à 4 % de la taxe brute.
Acompter du 1er janvier 2008, la loi n° 2007-1788 du 20 décembre 2007 relative à la simplification du droit,
publiée au J.O. du 21 décembre 2007 a supprimé la déclaration de la taxe d'apprentissage et de contribution au développement de l'apprentissage (imprimé Cerfa 2482).
Les entreprises doivent intégrer les données relatives à la taxe d'apprentissage dans la déclaration annuelle
des données sociales (D.A.D.S.).
En cas de cession d’entreprise, de cessation d’activité, la déclaration doit être déposée dans les 60 jours
de la cession ou de la cessation.
En cas de redressement ou liquidation judiciaire, la déclaration doit être déposée dans les 60 jours du jugement.
En cas de décès de l’employeur, la déclaration doit être déposée dans les 6 mois suivant la date du décès.